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"J'ai le droit aussi" de Calogero : un clip gay-friendy "pour émouvoir et faire prendre conscience"

Posté le 12/07/2015

« Parce que nous avons tous le droit d'aimer ». Avec cette légende, Calogero fait de son nouveau clip un vibrant appel à la tolérance. A travers l'histoire d'un jeune lycéen homosexuel qui rêve de pouvoir clamer son amour pour un autre garçon au grand jour, "J'ai le droit aussi" évoque le rapport de la société à l'homosexualité et rappelle que le chemin pour l'égalité des droits est encore semé d'embûches. « L'âge fait que je me sens plus fort pour aborder ce genre de chose. J'ai voulu me mettre dans la peau d'un homosexuel après avoir vu un documentaire où des gays se faisaient tabasser en Russie. Je n'aurais pas pu le faire à 30 ans », glissait le chanteur au Parisien l'an dernier.

"C'est un cri intérieur"


C'est aujourd'hui le réalisateur de cette vidéo engagée, Benoît Pétré, qui prend la parole pour expliquer le sens de sa démarche. A nos confrères de Têtu, le cinéaste ("Thelma, Louise et Chantal") confie avoir eu « carte blanche » pour raconter « la vie amoureuse de deux garçons qui soit joyeuse, gaie et simple ». C'est en écoutant les paroles « fortes et très justes » de Calogero qu'il a imaginé ce clip. « J'ai essayé de coller le plus possible à la réalité. Le jeune ado de la vidéo s'assume mais sa peur du regard des autres est trop forte. C'est comme un cri intérieur, une douleur vive que l’on garde en soi : il veut simplement être lui. Il veut vivre et exister comme il est, sans que les autres ne le jugent ou ne le remarquent. Ne plus se poser de questions et ne plus craindre les autres », analyse le metteur en scène.

"Qu'ils essaient de couper les scènes de baiser !"


A l'inverse d'un clip coup-de-poing comme "College Boy" d'Indochine, celui-ci a souhaité injecter à l'écran une dose d'espoir et d'optimisme. « Je ne voulais pas raconter un coming-out ou la vie d'un jeune homosexuel triste qui se ferait humilier et malmener au lycée. C'est souvent le cas quand l'homosexualité est traitée à l'image. On a l'impression que les homos sont des exclus, des parias » regrette-il. Ici, il a donc choisi de mettre en scène un jeune homme amoureux : « Il fantasme sur le beau gosse du lycée mais n'ose pas aller vers lui. Qui sait ? Peut-être que lui aussi est homo ? Peut être qu'une histoire d'amour pourrait naître. Mais ça, on ne le saura jamais… ».

Son défi ? Ne pas seulement « mettre des images sur un texte et une musique ». « Quand je fais des clips, j'essaye toujours de défendre une idée, une histoire à raconter. C'est la rendre vivante, la faire exister pour essayer de toucher là où ça fait mal. Et si en plus on peut émouvoir et faire prendre conscience… Le pari est réussi » note celui qui s'est fait remarquer l'an dernier en signant le poignant "The Light" pour HollySiz. Benoît Pétré espère simplement que son nouveau clip ne fera pas l'objet d'une censure à la télévision : « Je crois que d'autres artistes comme Emmanuel Moire ont eu des problèmes avec leur clip. C'est terrifiant. Je ne sais pas de quoi ils ont peur, ni ce qui les dérange. Que les chaînes de télé me demandent de couper les scènes de baiser, ils verront ce que je leur répondrai ! ». A bon entendeur.

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