Pascal Animateur
A l'antenne :
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Chôse promise.....chôse dûe!!!!!!
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LE "BAD BOY" EST DE RETOUR.....
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Jeff Buckley est un mystère. Sa trajectoire s’apparente à celle d’une étoile filante : son premier album, Grace, sorti le 23 août 1994, est également le dernier paru de son vivant. Moins de trois ans plus tard, le 27 mai 1997, le chanteur trouve une mort tragique dans les eaux du Mississippi.
Aujourd’hui, Jeff Buckley est un véritable mythe, tout particulièrement en France, malgré la brièveté de sa carrière et le peu d’enregistrements qu’il a laissés. Un disque posthume, Sketches for My Sweetheart The Drunk, constitué de chutes de studio enregistrées pour un second album qu’il ne finalisera jamais, est sorti en 1998, ainsi que deux live : Mystery White Boy (2000) et Live à l’Olympia (2001).
La demande des fans est telle que ce maigre patrimoine se voit sans arrêt réédité, augmenté, le moindre titre oublié dans un tiroir exhumé à grand fracas de publicité : on pense parfois à l’exploitation post-mortem des enregistrements les plus obscurs de Jimi Hendrix… Ainsi, on a eu droit à des versions « de luxe » (Legacy Edition) du EP Live at Sin-é (de quatre titres, on est passé à deux CD et un DVD !) et de l’album Grace, ainsi qu’à la publication de ses premières chansons enregistrées en 1991-1992 avec le guitariste Gary Lucas (Songs To No One).
Et voilà que ressort, le 19 mai 2008, la compilation So Real : Songs from Jeff Buckley, initialement publiée… l’année dernière ! L’album est accompagné en bonus du DVD Live in Chicago, disponible dans le commerce depuis 2000. Quand il n’y en a plus, il y en a encore.
Pourquoi un tel culte ? Pourquoi cet artiste, n’ayant composé qu’une poignée de titres, fascine-t-il autant aujourd’hui, onze ans après sa mort, des gens qui ne le connaissaient même pas de son vivant ? Il suffit d’écouter une chanson de Jeff Buckley pour comprendre : ce garçon avait quelque chose en plus. La grâce, bien sûr. Et un paquet de talent. Guitariste étonnant, chanteur agile et émouvant, Buckley était avant tout un original, qui n’appartenait à aucune mouvance, ne se réclamait d’aucune chapelle et échappait totalement à toute classification. Il suffit de s’intéresser à ses influences (qu’il revendiquait fièrement, lui qui adorait reprendre les chansons de ses nombreux héros) pour comprendre un peu mieux pourquoi sa musique touche un public aussi varié. Jeff avait écouté, aimé et digéré l’œuvre d’artistes aussi divers que (dans le désordre le plus complet) : Led Zeppelin, Nina Simone, Bob Dylan, Benjamin Britten, Henry Purcell, The Smiths, The Bad Brains, Edith Piaf, The Beatles, Leonard Cohen, Genesis, Hank Williams, Mahalia Jackson, Elton John, Van Morrison, Bukka White, Robert Johnson, The MC5, Billie Holiday, George Gershwin, Nusrat Fateh Ali Khan, James Brown, Screaming Jay Hawkins, Joni Mitchell, Miles Davis, Big Star et bien sûr… Tim Buckley, son génie de père (même s’il s’en défendait) ! Et je ne cite ici que ceux dont il reprenait les chansons… Bref, c’était un amoureux de musique, sans œillères, qui savait transmettre sa passion. Et vous savez quoi ? Et bien, des artistes comme ça, aujourd’hui, il n’y en a plus.
Voilà pourquoi, ces jours-ci, la chanson la plus célèbre de Jeff, « Hallelujah », est en tête des téléchargements sur le net, en France et aux Etats-Unis. De jeunes apprentis chanteurs, candidats des émissions de télé-réalité Nouvelle Star et Pop Idol, ont repris ce titre, le faisant découvrir à une nouvelle génération (qu’on imagine médusée). Ironie de l’histoire : ce morceau a été écrit par Leonard Cohen et réarrangé par John Cale, deux artistes intransigeants qui n’ont jamais franchement été des « idoles pop »…
D’ailleurs, Jeff Buckley lui-même n’a jamais obtenu un seul hit de son vivant : son succès commercial était très relatif et chez lui, aux Etats-Unis, ses chiffres de vente étaient insignifiants ! Mais il s’en foutait, il voulait être un artiste de « répertoire », à la Dylan, Springsteen ou Cohen, justement, ses illustres prédécesseurs chez Columbia. Des gens qui ne vendent pas forcément énormément de disques, mais qui marquent l’histoire… Il est en train d’accéder à ce statut.
« Je ne suis pas une pin-up. C'est facile d'avoir du succès, ça n'a pas grand chose à voir avec la musique, mais avec le look, l'exposition médiatique... Mais bon, c'est aussi le meilleur business qui existe : faire plaisir aux gens dans un concert ou avec ce petit bout de plastique qu'ils écoutent chez eux. J'aime ça. Je serai toujours musicien, je n'ai pas besoin d'avoir ma photo partout, de devenir une vedette de série ou quoi que ce soit de ce genre. Ce que je veux vraiment, c'est pouvoir jouer, toujours, jusqu'à ce que je tombe. » Jeff Buckley, en 1994, juste avant la sortie de Grace.
Morcheeba revient avec ce « Dive Deep », mais est-ce bien toujours le même Morcheeba, that’s the question ! Au bout de six albums, il faut comprendre que le groupe qui porte le nom de Morcheeba n'est plus celui qui explora des formes inconnues de dance music dans les années 90. Seuls les frères Godfrey opérent désormais dans cette unité devenue une productrice de chansons à tempo moyen, avec des incursions résolument curieuses dans le folk et l'americana. Un disque sans repère réel, à visiter au risque de s'y perdre.
C'est « Run honey run », du répertoire du chanteur folk John Martyn qui illumine le disque de son humble rusticité. Autre première dans ce « Dive deep », la voix de la française Manda qui chante dans notre langue « Au delà », et apparaît également sur deux autres titres. Elles sont en fait deux avec Judie Tzuke à se partager la place laissée libre par Skye Edwards (partie en 2003). Et puis on mesure l'attachement de Paul et Ross Godfrey pour les musiques du sol comme le blues(« Washed away », ou le très intense « Enjoy the ride »), tout en conservant un pied dans les sonorités plus urbaines, samples et beat hip hop(« The Ledge Beyond The Edge » ou « One love Karma » avec le flow tranquille de Cool Calm Pete) et l'electro chaud bouillant(« Thumbnails »).Plus qu'un album, Morcheeba livre ici des pistes multiples à son public. Un disque labyrinthe.
Sans Ron Wood sur l’écran, « Shine A Light », le film de Martin Scorsese sur les Rolling Stones, semblerait peut-être un peu plus terne. Aussi avons nous décidé de lui donner la parole. Car le « petit dernier du groupe » (cela fait quand même plus de trente ans qu’il est dedans !) s’agite drôlement tout en donnant une touche musicale bien personnelle qui trouve parfaitement sa place entre la maîtrise sans failles de Mick Jagger et la pause rock’n’roll de Keith Richards. Pour cela est pour beaucoup d’autres choses, « Shine A Light » est à voir…
On pouvait s’en douter, «Shine a Light » n’est pas le meilleur film de Martin Scorsese, ce n’est pas non plus le meilleur concert filmé des Rolling Stones ; c’est simplement un vrai spectacle, remuant, vivant, pouvant convenir aux petits (pour eux il y a un duo avec Christina Aguilera) et aux grands (Buddy Guy, Bill Clinton !). Le spectateur étant de toute façon heureux de bien voir et entendre les Stones ailleurs qu’au fond d’un stade gigantesque… Visuellement, les bons moments sont là, musicalement c’est un best of quasiment imparable. Seuls les fans des années rebelles ou déglinguées du groupe vont regretter que le côté « respectable » l’emporte désormais sur le reste et que dans la chanson « Some Girls », par exemple, on n’entende plus « Black girls just want to get fucked all night », désormais jugé trop sexiste et raciste. De la même façon, le fameux « Qui a tué les Kennedy ? Quand après tout c’était vous et moi… » de « Sympathy For The Devil » est évacué : la présence de Bill et surtout de Hillary Clinton dans la salle n’est bien sûr pas étrangère à cette « omission »… les Stones l’avaient pourtant interprétée sans rien changer devant feu John John Kennedy, Rédac’ chef du mensuel George et fils du Président assassiné à Dallas !
Autre temps, autres mœurs…
Sinon, les pierres roulantes roulent aujourd’hui très bien, et la montée en puissance de Ron Wood, qui compense parfois certains petits manquements de Keith Richards (comme on l’avait vu au Stade de France en 2006), est une vraie bonne nouvelle. Ron Wood, que l’on voit à l’écran jouer de la pedal steel guitar, rigoler ou faire glisser avec précision son bottleneck, était au départ un grand fan des Stones. Cela fait maintenant trente-trois ans qu’il se produit avec eux. Il nous livre sa version perso de la légende des Stones.
« Bien avant de jouer avec eux, vous évoluiez déjà dans les mêmes sphères musicales Londoniennes que les Stones?
Ron Wood : Dans les sixties, j'avais déjà participé à certaines sessions où ils étaient présents. Mick Jagger, Charlie Watts, Nicky Hopkins, qui était leur pianiste à l’époque, passaient parfois pendant certains enregistrements produits par Andrew Loog Oldham, leur manager qui avait monté son propre label de disques "Immediate". Je suis par exemple à peu près certain qu’ils étaient dans le coin quand je faisais des parties de guitares sur un morceau de P.P Arnold, une super chanteuse black.
Quelques années plus tard, Keith Richards s’est même installé chez vous…
Ron Wood : C'est parce qu'un soir, mon ex-femme avait rencontré Keith dans un club de Chelsea où elle allait souvent. Comme il avait une embrouille avec des types et qu'il ne savait pas trop comment s'en sortir, elle lui a proposé de venir chez nous alors que je travaillais sur mon album solo. Il devait juste passer une nuit à la maison, en fait il y est resté pendant quatre mois...
C’est pour cela que sur votre premier disque, « I’ve Got My Own album to Do » (sorti en 1974), on entend Keith Richards, mais aussi Mick Jagger… C’était votre première collaboration tous ensemble ?
Ron Wood : Oui. Dessus, il y avait aussi la meilleure rythmique de l'époque, Willie Weeks et Andy Newmark. Sur "I've Got My Own Album to Do", en effet, Keith avait fait un sacré boulot. Il jouait même du piano sur le titre qu'il avait signé avec Mick (Jagger) : "Sure The One You Need"…
Keith Richards a même assuré la promotion du disque, puisqu’il est monté sur scène avec vous à l’occasion de la sortie…
Ron Wood : Super show ! C'était vraiment du rock'n’roll ! Vous vous rendez compte, au départ, personne dans le groupe ne connaissait vraiment les chansons que l'on voulait jouer ! On a fait des vieux trucs comme "If You Gotta Make a Fool Of Somebody" : un machin soul vraiment bien. C'était aussi la première fois que Keith jouait sur scène en dehors des Stones. Je me rappelle qu'avant de monter sur scène, il n'arrêtait pas de me dire : "je n'ai jamais fait de truc comme ça, je ne vais pas y arriver...". Je lui ai juste dit : "joue ! et on verra bien ce qui va se passer...".
Vous connaissiez aussi très bien Mick Taylor, votre prédécesseur au sein des Stones ?
Ron Wood : Avec son groupe The Gods, il avait fait la première partie des Birds, mon premier groupe. Déjà, à cette époque, il n'avait pas beaucoup confiance en lui. Si Mick Taylor avait été plus conscient de son talent, il aurait sûrement mieux réussi. Dommage qu'il ait tant manqué de foi en lui-même...
Avant de rentrer dans les Stones, avec Rod Stewart vous aviez monté les Faces. Un groupe énormément populaire dans les années 70…
Ron Wood : Avec les Faces, on avait une approche assez bordélique de la musique. En concert, on savait quoi faire pendant les deux premiers morceaux. Mais, après, c'était toujours l'aventure et l'improvisation la plus totale ! Avant de monter sur scène, jamais aucun d'entre nous ne pensait à écrire la putain de liste des morceaux à jouer. Alors, pendant le show, on se débrouillait comme on pouvait !
Les Faces étaient proches des Stones musicalement et humainement...
Ron Wood : Déjà bien avant de former les Faces, on traînait beaucoup à l'Olympic Studio à Londres, pendant que les Stones y enregistraient. Je me revois encore entrouvrir la porte de la pièce où ils bossaient et les entendre faire les "Ouh, ouh" de "Sympathy for The Devil". Cela me clouait ! L'Olympic Studio était vraiment l'endroit chaud du moment, David Bowie y enregistrait aussi certains de ses premiers trucs...
Vous ne deviez pas être très fan de Bowie ?
Ron Wood : Bowie, à l'époque, il habitait Chelsea comme moi. Je le voyais passer dans ma rue avec ses énormes chapeaux qui faisaient "flop-flop" quand il marchait…
On suppose que c'est plutôt le blues qui, au départ, vous a donné l'envie de jouer de la guitare ?
Au lieu de tourner autour du pot folk rock country, comme il le fait depuis quasiment toujours, Cabrel dit franchement d’où il vient musicalement. Des chansons de Bob Dylan ou de JJ Cale sont en effet au menu de son nouvel album, « Des roses et des orties ».
Jamais trop fait de risettes au bizness, Cabrel. Jamais trop traîné avec les gens qu'il faut à longueur d'année sur les plateaux télé. Jamais eu l'air d’en avoir deux, Cabrel…. Sain de corps, rien pour exciter les gazettes, sain d'esprit : pas de prises de positions pathétiques. L'anti Renaud, monsieur Francis d' Astaffort ! Cabrel est d'un bloc. Ses engagements, ils vont vers la musique qui le nourrit : Dylan, JJ Cale et John Fogerty… Et aussi vers une vraie gauche qui n'est pas celle des salons. Les gens se jugent à ça, et on l'aime pour tout ça, Francis Cabrel. Pour une rare fois, moins de quatre ans pour accoucher de cette collection de 13 titres où le chanteur ouvre un peu plus son coeur en grand, et où sa mémoire musicale apparaît au (plus) grand jour. D'où les adaptations choisies des trois maîtres cités plus haut.
Entouré de la même bande de musiciens depuis des lunes, avec la paire de guitaristes la plus enviable du pays, Denys Lable et Eric Sauviat. Ecoutez par exemple les courtes giclées de notes précises de ce dernier sur « Madame n'aime pas » (adaptée de JJ Cale)… Francis Cabrel n'a pas non plus retenu de Dylan que la posture, il pousse ici plus loin encore le commentaire social. Personne ne l'oblige à dénoncer avec les bons mots la tragédie des sans papiers qui court comme une mauvaise conscience tout au long de ce disque. Pas très à l'aise sans doute, l'artiste, dans tout ça, quand il chante « Des gens formidables ». Pas dupe en tout cas de la difficile position qui est la sienne, celle du chanteur engagé qu'il a choisi délibérément d’être. A son niveau, non, personne ne l'oblige à rien. Voilà sans doute, sans cynisme, la prise de risque la plus aigue qui soit. Cet album révèle toute l'humanité d'un chanteur que l’on savait déjà sincère. Mais pour Francis Cabrel, tout va mieux en le disant. Après tout, ils ne sont pas si nombreux à le faire tout autour.
Mais qui se cache derrière les cinq lettres de cet ariste que vous plébiscitez tous les jours sur TOP MUSIC? Biographie, photos, vidéos et un blog perso pour poser toutes vos questions directement à RIDAN. Un sîte internet rûdement bien fait et à découvrir... http://www.ridan.com
ouvelle étoile de la soul, Asa, de son vrai nom Bukola Elemide, est un peu la sœur d'âme d'Ayo ou de Tracy Chapman. Elle possède la même voix pleine de tensions et de douceurs, et ses musiques chavirées naviguent de la soul au funk et au reggae. Asa - prononcez Asha: yoruba pour «petit faucon» - est née à Paris il y a vingt-cinq ans, elle a grandi au Nigeria et l'Afrique vibre forcément dans son premier disque chargé d'un lyrisme engagé. L'album cache derrière le velours de la guitare acoustique ou l'élégance des cordes un tempérament bagarreur. Mais, lorsque Asa s'abandonne aux ballades en yoruba (Eye Adaba, Awe), elle est tout entière dans l'émotion pure, son territoire.
ASA est actuellement en tournée , elle chantera à la Laiterie de Strasbourg le 11/04/2008.