Un équipement exceptionnel d'imagerie médicale à l'Institut de cancérologie de Strasbourg

7 octobre 2021 à 10h40 par Anne-Sophie Martin

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Un TEP-IRM, un équipement de pointe à l'Institut de cancérologie de Strasbourg. /@ICANS

Pour une meilleure prise en charge des patients et un meilleur diagnostic, 5,8 millions d'euros ont été investis par l’ICANS, l'Institut de cancérologie de Strasbourg, pour l'acquisition d'une nouvelle machine d'imagerie médicale, un TEP-IRM. C'est le premier ensemble hospitalier du Grand Est à proposer cette technologie innovante et le 6ème établissement en France.

Ce nouvel équipement, le TEP (Tomographie par Emission de Positon)-IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), implanté sur le site de l'Institut de cancérologie de Strasbourg ICANS, vient compléter le parc d’équipements de dernière génération de médecine nucléaire et imagerie moléculaire, permettant ainsi d’améliorer les diagnostics et le suivi thérapeutique en cancérologie. L'imageur TEP-IRM est une technologie innovante qui date d'une dizaine d'années.

"Vous avez la meilleure imagerie structurale de la morphologie du patient, on a une précision anatomique exceptionnelle", précise le Professeur Izzie-Jacques Namer, chef de service de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire.

"Cette technologie TEP-IRM est actuellement utilisée pour les pathologies neurologiques, en cancérologie pour des tumeurs du cerveau pour opérer avec plus de précisions mais aussi pour évaluer l'efficacité des traitements en observant l'évolution de la tumeur. Cet appareil est aussi adapté pour l'épilepsie, pour des démences mais on a d'autres développements prévus très prochainement pour le cancer du sein, de la prostate ou pour les cancers de la sphère ORL", précise le Pr Namer.

L'appareil n'est pas seulement utilisé en cancérologie

En collaboration avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, les patients suivis en neurologie (épilepsie et les maladies neurodégénératives), cardiologie, infectiologie, médecine interne, chirurgie ostéo-articulaire et rhumatologie auront accès à cette imagerie. En an, 2 500 patients devront pouvoir bénéficier d'examens grâce à cet équipement.

Cet appareil offre aux médecins et aux chercheurs un nouvel outil pour l’avancée de la recherche scientifique. Il vise à améliorer le diagnostic de certaines maladies et notamment à évaluer la réponse aux traitements et favoriser des solutions thérapeutiques  pertinentes au bénéfice des patients. Dans certains cas, l’objectif est d’identifier les tumeurs sensibles qui pourraient éviter des chimiothérapies complémentaires et qui pourraient être traitées uniquement par anticorps.


Ecoutez l'interview du Professeur Izzie-Jacques Namer, chef de service de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire, au micro d'Anne-Sophie Martin.