Schmidt Groupe continue d’investir à Sélestat

"La Ruche" est située juste à côté d'U3, la dernière usine de Schmidt Groupe à Sélestat
"La Ruche" est située juste à côté d'U3, la dernière usine de Schmidt Groupe à Sélestat
Crédit : Top Music - CR

Avec l’inauguration de « La Ruche », son nouveau siège social à Sélestat, Schmidt Groupe affiche clairement ses ambitions : continuer à investir, innover et renforcer son ancrage territorial malgré un contexte difficile sur le marché de la cuisine et de l’habitat.

Accolé aux usines historiques du groupe (U1, U2 et U3), ce nouvel espace de 6 500 m2 (et 16 000 m2 d'espaces verts) accueille 300 collaborateurs. « La Ruche » s’inscrit dans un programme plus large de 30 millions d’euros consacrés à la modernisation des espaces de travail et de vie des salariés, à Sélestat mais aussi sur le site de Lièpvre (12 000 m2 ont été rénovés). Pensée comme un lieu favorisant « plus d’échanges, plus d’innovation et plus de coopération », comme l’indique Ane Leitzgen, présidente de Schmidt Groupe, « La Ruche » multiplie les espaces ouverts, workcafés, flex-office et zones de coworking. Une manière aussi de renforcer la transparence au sein de cette entreprise familiale qui compte aujourd’hui 1 900 collaborateurs, dont 90 alternants. Avec son réseau de 920 magasins toutes marques confondues dans une vingtaine de pays, le groupe représente près de 8 000 collaborateurs à l’échelle internationale. L’Espagne constitue actuellement son premier marché hors France.

« La Ruche » est un projet co-construit avec les collaborateurs. 90% d’entreprises locales ont travaillé sur le chantier, avec un maximum de matériaux biosourcés. Une grande place a été faite au végétal, dans et en-dehors de « La Ruche »

Une entreprise au coeur du territoire alsacien

L’entreprise Schmidt Groupe met également en avant ses engagements sociétaux et environnementaux. Chaque année, une enquête d’engagement est menée auprès des salariés. Schmidt Groupe insiste aussi sur les questions de diversité et d’inclusion, tout en soutenant activement le tissu local à travers des associations sportives et culturelles. Le groupe est également mécène d’Emmaüs, partenaire du WWF et collabore avec l’Université de Strasbourg (pour dénicher les talents de demain !). Avec « La Ruche », Schmidt Groupe veut démontrer qu’il continue de préparer l’avenir depuis son ancrage historique alsacien.

De nouveaux axes de croissance

Sur le plan économique, Schmidt Groupe continue d’afficher une croissance supérieure au marché. En 2025, le marché français de la cuisine a progressé de 4%, quand Schmidt Groupe revendique une hausse de 7%. Début 2026, l’entreprise affiche encore une progression de 3%, alors que le marché stagne. Le groupe, qui a réalisé 600 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, a choisi de bloquer ses prix cette année afin de soutenir la consommation. Pour Laurent Blum, directeur général de Schmidt Groupe, les relais de croissance sont clairement identifiés : « l’international, le développement de l’aménagement global de la maison, le digital et l’intelligence artificielle ». Au-delà de la cuisine, Schmidt Groupe développe désormais des solutions d’aménagement intérieur : dressings, bibliothèques, rangements ou aménagements sous pente. L’entreprise mise aussi sur le marché professionnel avec une activité « B to B » naissante mais prometteuse, autour de l’agencement d’hôtels, de bureaux ou de sièges sociaux. Le digital et l’IA prennent également une place croissante dans la stratégie du groupe. L’entreprise utilise déjà l’intelligence artificielle dans certaines activités et a investi dans la start-up espagnole Cubro.

La dernière usine de Schmidt Groupe est U3 sur 40 000 m2, avec une cinquantaine de robots. U3 produit uniquement des commandes déjà vendues. Il n’y a pas de stock. A Sélestat, Schmidt Groupe produit 800 cuisines par jour et 10 000 pièces d’habitat (dressing, meuble tv…)

Publié : 6h00 par
Céline Rinckel - Rédactrice en chef des supports digitaux

Amoureuse de l’Alsace et de ses traditions, Céline Rinckel est devenue journaliste pour « raconter » ce qui se passe dans sa région. Après des études en communication et en journalisme, en France et en Irlande, Céline a intégré Top Music en 2008. En-dehors de ses reportages, elle présente les flashs et les agendas de 10h à 16h.