Tennis : Albano Olivetti décroche son premier ATP500 en double

Olivetti
L'Alsacien Albano Olivetti (à droite) a remporté son premier ATP500
Crédit : @Dallas Open

A 34 ans, Albano Olivetti vit actuellement sa meilleure période. Associé depuis plusieurs semaines à Théo Arribagé, l'Alsacien vient de décrocher un ATP500 à Dallas, et grimpe à la 33e place mondiale du double, son meilleur classement. Et le meilleur est sans doute encore à venir.

Le match, la petite fête, la courte nuit, et un avion à 8h du matin. Albano Olivetti a néanmoins consulté son téléphone, et répondu à trois questions, entre deux annonces de l'aéroport. Après avoir remporté avec Théo Arribagé les ATP250 de Auckland et Montpellier en ce début d'année, le duo est monté encore d'un cran et décrochant l'ATP500 de Dallas.

Top Music : Albano, félicitations ! Est-ce que décrocher un ATP500, à 34 ans, c'est un peu inespéré ? 

Albano Olivetti : Non, absolument pas, c'est justement pour ça que je joue, pour gagner des gros tournois. On a confirmé qu'en 250 on était vraiment capables de le faire puisqu'on en a gagné trois sur une période assez courte (avec Almaty en octobre 2025), et on sait qu'en double, pour faire des gros "jumps" au classement, il faut aussi bien jouer sur les catégories supérieures, et là on a réussi à ajouter un 500, et c'est génial parce qu'on arrive à un classement qui va nous permettre d'intégrer directement les Masters1000 et jouer les 500 sans devoir faire les qualif' ou se poser la question si on va pouvoir y entrer ou pas. C'est pas inespéré dans le sens où je vise aussi plus haut, Masters1000 et Grand Chelem. On a des ambitions encore plus fortes que les 500.

Vous tournez très fort depuis le début de l'année, qu'est-ce qui fait que ça marche si bien avec Théo Arribagé ? 

Je pense qu'on se complète pas mal sur certaines choses. Théo a un bon sens tactique du double, malgré son "jeune" âge (25 ans, ndr), on parle pas mal sur la tactique, et on est en place. On vient avec des plans de jeu assez clairs, et ça permet de gratter des points qui valent cher en double. Au-delà de ça on a des forces qui se complètent : il a un très bon jeu au filet, de très bons réflexes, moi j'ai mon service qui ramène beaucoup de points gratuits, et on a progressé aussi dans des compartiments qui sont importants. Il sert mieux cette année, ç'a été un secteur dans lequel on a essayé de le faire travailler, et moi je retourne aussi mieux. Donc en fait si tous les deux on sert mieux, qu'on retourne pas mal, et que derrière au filet on est costauds... Bah ça fait une bonne équipe, et c'est ce qui se passe depuis le début de saison. On a fait tourner beaucoup de matchs en notre faveur, qui se sont joués à rien du tout. Il y a un petit peu de réussite, mais aussi beaucoup de moments chauds qui ont été très bien gérés

Avec ces performances à répétition, la question de l'équipe de France de Coupe Davis ne va-t-elle pas se poser ? 

Aujourd'hui, je n'y pense pas, pour deux raisons : il faut déjà qu'on continue comme ça, et qu'on monte au classement, parce qu'on est quand même pas mal de joueurs français à avoir un bon classement de double ; et aujourd'hui on a un capitaine (Paul-Henri Mathieu, ndr) qui fait confiance à Pierre-Hugues (Herbert, ndr) et souvent à Benjamin Bonzi. Après, si on monte, qu'on performe sur les Grands Chelems, peut-être qu'on sera un peu plus dans l'esprit des gens qui sélectionnent les joueurs, après pourquoi pas ! Mais ce n'est pas quelque chose que je contrôle. Ce que je contrôle c'est de faire les meilleurs résultats possibles pour donner envie au capitaine de penser à moi, de penser à nous, et d'être sélectionnés.

Publié : 17h41 par
Sébastien Ruffet - Journaliste

Journaliste généraliste, mais avec un attrait pour le sport, Sébastien est diplômé de l’Ecole de Journalisme (EDJ) de Nice. Après être passé dans plusieurs médias, aussi bien en radio qu’en TV ou en presse écrite, il a posé ses valises à Top Music en 2013. Expertise : Le sport (football et tennis en particulier), la musique, la photo