Deux mâles okapis au zoo de Mulhouse

28 mai 2019 à 19h23 par Rédaction

TOP MUSIC
Le zoo de Mulhouse a accueilli deux mâles okapis, une espèce menacée. Photo / @Top Music

Ils sont arrivés ! Deux mâles okapis ont investi leur nouvel enclos au parc zoologique & botanique de Mulhouse la semaine dernière, et sont désormais visibles du public. Le zoo de Mulhouse devient ainsi le quatrième parc français à présenter cette espèce mythique, hautement menacée dans son habitat naturel.

Ils sont deux ! Deux mâles qui, d’ici à deux ans, seront rejoints par une femelle en vue de reproduction dans le cadre d’un programme européen d’élevage. Dayo, le plus imposant avec ses 275 kg, est né en octobre 2005 et arrive du Parc de Cologne où il a été élevé par ses parents. Il vit désormais aux côtés de… Dayo (les deux okapis portent bel et bien le même prénom), né en novembre 2017, joli bébé de déjà 170 kg, également élevé par ses parents, en provenance de Francfort.

Pendant très longtemps, on a pensé de lui que c’était une farce, une sorte de montage entre plusieurs animaux, un zèbre, une girafe, une antilope. L’okapi est une icône, un emblème des grandes explorations naturalistes, à leur apogée, au XIXe - début du XXe siècle. Les scientifiques partaient en Afrique vers l’inconnu, à la découverte et à la recherche de nouvelles espèces. L’okapi a été le dernier gros mammifère africain découvert ; cette découverte n’est intervenue que très tardivement, au début des années 1900. « Lorsqu’on leur parlait d’un aussi gros mammifère dans une zone qu’ils pensaient connaître, les explorateurs estimaient que s’il avait existé, ils l’auraient déjà rencontré. En vérité, le mode de vie ultra discret de l’okapi fait qu’il vit dans les forêts denses où il est beaucoup plus fastidieux de mener des explorations et de trouver des traces d’individus », explique Benoît Quintard, vétérinaire et directeur adjoint du Parc zoologique & botanique de Mulhouse.

Classé « en danger » par l’UICN, Union internationale pour la conservation de la nature, l’okapi est principalement menacé par les pressions anthropiques, notamment dues aux guerres civiles et au terrorisme en Afrique centrale.

Une arrivée soigneusement préparée

Avant l'arrivée des okapis, l'ensemble du personnel, vétérinaires, chef animalier et soigneurs, a été formé à la gestion, l’entretien, les soins vétérinaires que demande cet animal méconnu, car encore peu étudié. Par exemple, les okapis sont très folivores et ont des problèmes fréquents de coliques. Leur alimentation demande alors des mesures particulières, comme la congélation de feuilles en vue de l’hiver. Différentes formations ont été suivies en France et à l’étranger par l’ensemble du personnel.