Recherche apprenti ramoneur

12 novembre 2019 à 7h00 par Céline Rinckel

TOP MUSIC
Bruno Zimmermann en pleine intervention chez un client. / @Top Music

La ramoneurs recherchent des apprentis. La demande est forte mais les vocations peu nombreuses. Pourtant en Alsace nous avons l’unique centre de formation de France, à Cernay.

Il est 7h30, à Schirmeck. Monsieur Muller attend le ramoneur avant d’aller travailler. L’intervention sera rapide : le ramonage des conduits de fumée de sa maison. L’entretien est obligatoire deux fois par an (sauf pour le gaz une seule fois par an).

Alors nous effectuons le ramonage des conduits de fumée, des conduits de raccordement et le calorifère qui est un poêle, une chaudière, un poêle en faïence, bois, fuel, gaz, granulé, petite, moyenne, grosse puissance, et de l’industrie, du collectif, du particulier. En fait là où la fumée passe, le ramoneur passe…et la suie trépasse. / Bruno Zimmermann, maître-ramoneur

Des apprentis motivés

Bruno Zimmermann, maître-ramoneur, est venu ce matin-là avec son apprenti Esteban Jacob, 24 ans, pour qui il s’agit d’une deuxième activité professionnelle. Esteban est actuellement en formation au CFA de Cernay. En alternance, il va passer son CTM (Certificat Technique des Métiers) à la fin de l’année scolaire.

Je suis parti sur un essai d’une semaine en stage, pour voir, et en fin de compte le métier m’a plu en lui-même, le contact client, et on est parti sur un contrat d’apprentissage directement. Pour moi c’était juste un ramoneur qui venait sonner chez vous, il ramonait votre cheminée et il partait directement. En fait non il y a beaucoup de choses, beaucoup de développements dans le métier, énormément de choses à apprendre. / Esteban Jacob, apprenti ramoneur

Esteban et son "hérisson" pour nettoyer les conduits. / @Top Music

Puis Esteban pourra encore faire un BTM (Brevet Technique des Métiers) et le Brevet de maîtrise. La formation totale est de huit ans. "Chaque installation est différente, c’est pour cela qu’il faut être formé", précise Bruno Zimmermann, également président de la Corporation des Maîtres Ramoneurs du Bas-Rhin.

Même moi qui suis titulaire du Brevet de maîtrise depuis 1996, même aujourd’hui je suis obligée encore d’aller me former parce que les technologies avancent, les techniques de ramonage évoluent aussi. Dans le temps, le ramoneur passaient avec le vélo, l’échelle, la brosse : c’est fini ! Au jour d’aujourd’hui il nous faut des véhicules, des caméras, des endoscopes. / Bruno Zimmermann, maître-ramoneur

Ramoneur porte-bonheur

En pleine période hivernale, alors que les intoxications au monoxyde de carbone et les incendies se multiplient, les ramoneurs ont également un devoir de conseil envers leurs clients, "d’où la formation, au minimum d’un BTM", explique Bruno Zimmermann. 

Nous faisons partie, non seulement de la culture alsacienne, mais également nous avons comme mission la protection des biens et des personnes. Ce qui fait que nous avons un rôle important, d’où l’adage "ramoneur porte-bonheur". / Bruno Zimmermann, maître-ramoneur

La Corporation des Maîtres Ramoneurs du Bas-Rhin comptent actuellement une quinzaine d’entreprises. Pour contacter un professionnel, rendez-vous sur www.ramoneurs67.fr.