Coronavirus : Mulhouse au ralenti (ou presque)

10 mars 2020 à 19h07 par Rédaction

TOP MUSIC
Les rues sont vides à Mulhouse. / @Topmusic

Rassemblements et manifestations sportives interdits, établissements scolaires fermés, le Haut-Rhin et notamment Mulhouse marche au ralenti à cause du coronavirus. Nous étions sur place pour faire l'état des lieux.

En fin de matinée, nous nous sommes d'abord rendus à l'Espace Solidarité de Drouot. La présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, y était en visite et a rencontré le personnel du service de l'aide sociale à l'enfance. Elle a salué l'engagement de ses agents départementaux encore mobilisés en nombre et a fait un point sur la situation

La situation est maîtrisée. À Colmar et à Mulhouse, plus de 60 % des effectifs étaient présents hier. Dans les deux villes, c'est juste incroyable de voir comment les équipes sont engagées.

Pour assurer la pérennité du service, la présidente du Conseil départementale du Haut-Rhin a demandé à l'Agence régionale de santé Grand Est de leur fournir des masques et des gels hydroalcooliques :

Le principal problème est le matériel. Nous réclamons des masques et du gel pour nos agents. Il y a quand même dans certains cas d'urgence, des visites à domicile qui doivent être faites (en parlant du service de l'aide sociale à l'enfant) et nos agents doivent être protégés.

Des rues désertes

À Mulhouse, le calme règne dans les rues. La place de la Réunion était notamment déserte cette après-midi. Nous avons interrogé quelques passants sur leur état d'esprit face au virus :

Les gens sont dans une psychose. Cela touche les personnes vulnérables oui, mais bon, la vie est belle, il faut profiter ! Il faut vivre !

Cela ne me fait pas peur, mais avec tous les messages des médias et tout, on commence à se poser des questions. L'inquiétude, on la ressent, il suffit de regarder le centre-ville, il est désert.

J'ai une agence immobilière alors je côtoie beaucoup de monde. J'avoue que les rendez-vous s'annulent. Les restaurants se vident. C'est un peu pénible pour l'économie mulhousienne.