Les Alsaciens face au coronavirus

16 mars 2020 à 19h47 par Rédaction

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Il y a près de 6 000 cas de coronavirus ce lundi en France.

Personnel de santé, restaurateur, artisan, vétérinaire ou artiste, tout le monde est plus ou moins touché par l'épidémie de coronavirus qui frappe le pays. Ce lundi matin, ils ont témoigné dans le Morning Alsace.

Dylan, assistant dentaire  :

Les patients continuent de venir malgré l'épidémie, de 150 à 200 par jour ! De notre côté pour l'instant, on ne sait pas trop quoi faire. Au niveau du matériel (masques et lunettes), on a encore ce qu'il faut.

Laura, infirmière dans un EHPAD :

Les conditions en EHPAD sont catastrophiques. Il y a une personne qui s'occupe de 22 patients et la pénurie du matériel ne va pas tarder. Cela devient aussi très difficile d'expliquer aux patients pourquoi leurs enfants ne viennent plus les voir. Certains ne comprennent pas.

Christel Kern, artiste musical :

C'est un gros accident industriel pour tout le monde. Dans notre cas, avec notre statut d'intermittent, il nous faut un quota d'heures dans l'année, là beaucoup ne vont pas l'atteindre. On demande une période blanche et une aide financière de l'Etat.

Sophie, infirmière en hôpital :

Le plan blanc est installé de manière très progressive. Il y a une réorganisation dans tous les services. Les interventions non-urgentes sont déprogrammées. Mais le taux d'absentéisme du personnel, eux-mêmes contaminés par le coronavirus, commence à être élevé.

Jean-Baptiste, vétérinaire :

Le suivi des animaux est essentiel. On essaye de réguler le flux des personnes qui viennent. On fait rentrer une personne à la fois et on garde nos distances de sécurité. À l'heure actuelle, il n'y a pas de risques connus en ce qui concerne la transmission du coronavirus de l'animal à l'homme ou inversement.

Camille, assistante en MAM (maison d'assistante maternelle) :

Toutes les structures restent ouvertes tant qu'elles n'accueillent pas plus de dix enfants.

Audrey, directrice commerciale d'une grande enseigne de distribution :

Aujourd'hui, on a de la chance d'avoir de l'approvisionnement. Les rayons sont vides car, il y a une surconsommation. Il faut juste nous laisser le temps de nous organiser. On doit être réactif. Il n'y a pour le moment aucun risque d'être en rupture.

Sébastien, carreleur :

On n'a pas trop le choix d'aller travailler pour l'instant. Il faut rentrer de l'argent.

Eric, restaurateur :

Après l'annonce des fermetures des restaurants on a tous été choqués. Aujourd'hui, notre vision des choses a changé. On s'adapte, grâce notamment aux ventes à emporter.