Victor et son food-truck : "Au moins, je peux poursuivre mon activité"

3 novembre 2020 à 12h20 par Sebastien Ruffet

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Ingéniosité et motivation, la recette pour Victor et son Food-Truck / @DR

C'était l'un des éléments un peu flous du confinement : quid des food-trucks ? Victor exerce dans la vallée de la Bruche et a dû adapter son activité pour pouvoir travailler. 

A l'annonce du confinement, Victor Poinsot ne savait pas s'il allait pouvoir continuer à travailler. Les mairies qu'il a contactées ont aussi été en peine de lui répondre. A Russ ou Wisches, on lui a quand même donné les autorisations, avec un protocole sanitaire à respecter. Entre temps, nous avons contacté la Préfecture pour en savoir plus : "Les Food trucks sont classés dans la catégorie "Vente à emporter", ils peuvent donc rester ouverts." 

A partir de là, Victor a repensé son activité : "Normalement, les clients ont la vue sur ma petite cuisine, on discute. Là, j'ai tout fermé, j'ai créé un sas pour les commandes, j'ai pris un TPE pour les paiements par carte. On évite tous les contacts. Je fais uniquement sur commande, et je laisse 5 à 10 minutes entre deux clients pour éviter qu'ils se croisent. Je fais un planning, on ne peut commander que jusqu'à 18h." 

En espaçant les commandes, "Le resto qui bouge, by Victor" accueille forcément moins de monde. Le chef a donc élargi son dispositif. En temps normal, il sert du lundi au jeudi soir. Il a ajouté les vendredis soirs et dimanches soirs, en version à emporter ou en livraison. "Ça va compenser une partie de la perte", espère-t-il. 

Quoi qu'il en soit, Victor continue d'alimenter et de renouveler sa carte des burgers. Six nouveaux chaque semaine, un vrai travail de création et d'innovation. Seul. Il en rigole : "C'est beaucoup de travail ! La préparation, les papiers, la livraison... C'est un sacré planning, ça demande beaucoup de motivation !" Et qui sera récompensée par les consommateurs. 

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