Suite aux dégradations lors de la manifestation contre la "loi sur la sécurité globale" à Strasbourg

6 décembre 2020 à 13h48 par Anne-Sophie Martin

TOP MUSIC
Dégradation sur voiture de police lors de la manifestation de ce samedi à Strasbourg. /@Top Music

Lors de la manifestation contre la "loi sur la sécurité globale" ce samedi 5 décembre à Strasbourg, il y a eu 11 personnes interpellées. Un total de 95 personnes ont été interpellées en France lors de ces manifestations, parfois émaillées de violents incidents qui ont fait 67 blessées parmi les forces de l'ordre. Suite aux dégradations à Strasbourg, voici les réactions des élus.

Jeanne Barseghian condamne "avec la plus grande fermeté la dégradation de véhicules de la police municipale et du bâtiment du Centre administratif par des tags, ainsi que les autres incidents ayant eu lieu en marge de la manifestation contre la loi sur la sécurité globale ce samedi 5 décembre." La maire de Strasbourg ajoute :  "les constatations ont été réalisées dès la découverte des inscriptions et la collectivité portera plainte ce jour contre ces dégradations. Si cette proposition de loi suscite légitimement de vives inquiétudes pour nos libertés fondamentales, aucune violence ni dégradation ne doit être tolérée."

Les Républicains déplorent la participation d'une partie de la majorité municipale à la manifestation.

Dans un communiqué, le parti Les Républicains dénonce le fait qu'"une partie de la majorité municipale et eurométropolitaine verte et PCF strasbourgeoise, la maire Jeanne Barseghian en tête, ait pris part à
la manifestation contre la loi sur la sécurité globale. Comme samedi dernier, certains participants ont tenté de rejoindre l'Hôtel de Police. Comme samedi dernier, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants les plus violents.La présence d’élus de la majorité municipale et eurométropolitaine Verte et PCF strasbourgeoise n’est pas sans laisser à penser qu’elles et ils
cautionnent l’ensemble de la manifestation. On passe ici de l’opposition à la loi sur la sécurité globale au soutien à une insécurité locale."  

Dans un autre communiqué, le conseiller municipal d'oppsition Jean-Philippe Vetter demande à la maire de Strasbourg Jeanne Barseghian "de déposer plainte au nom de la ville de Strasbourg et de se porter partie civile car du matériel de la collectivité a été dégradé. Le contribuable strasbourgeois ne doit en aucun cas assumer le coût de cette remise en état."

Trois membres des Offenders arrếtés vendredi 4 décembre. Ils avaient participé à la manifestation du 28 novembre.  

A la suite des incidents qui se sont produits à l'occasion de la manifestation du samedi 28 novembre 2020 contre la Loi "Sécurité Globale", où un groupe d'individus avait infiltré le cortège, l'exploitation des vidéos par les enquêteurs de la Sûreté Départementale du Bas-Rhin a permis d'identifier plusieurs individus.
Trois d'entre eux, tous membres du groupe des Offenders, groupe réputé proche de la mouvance Ultra Droite, ont été interpellés vendredi 4 décembre au matin par les effectifs de la Sécurité Publique.
Ces trois individus ont été placés en garde à vue à l’hôtel de Police de Strasbourg du chef de violences en réunion.
La mesure de garde à vue de deux d'entre eux a été prolongée par le Parquet, ils sont connus pour être des leaders de ce groupe.