Romane, 10 ans, fan de foot et du Racing

20 septembre 2018 à 7h30 par Sebastien Ruffet

TOP MUSIC
Romane et son inévitable t-shirt du RCSA / @TopMusic

La coupe du monde de foot, version féminines, aura lieu dans neuf mois en France. Le nombre de licenciées est en nette augmentation ces dernières années. Rencontre avec Romane, 10 ans, tout juste inscrite à Vendenheim.

Elle a fait du volley, du basket, et trimballe désormais son épaisse chevelure dans les vestiaires et sur les terrains du FC Vendenheim, club référence du foot féminin en Alsace. "Ce qui me plaît, c'est le collectif", tranche la gamine qui n'hésite pas à aller au contact. Le foot, c'est venu comme ça, en jouant dans la cour, avec son papa, Cédric. "Et puis parce qu'il y a Liénard", rigole Romane. Quelques matchs à la Meinau, quelques parties endiablées dans la cour de l'école, et puis ce coup franc de légende du milieu strasbourgeois face à Lyon (3-2, 92e), ont fini de valider l'inscription au club. Et de faire naître "une passion", pour le foot et le Racing.

Pour Cédric, pas trop mécontent de voir sa fille jouer au foot, "l'important c'est qu'elle prenne du plaisir. Le foot s'est féminisé, on n'est plus dans les années '80 ! En tout cas, je serai toujours derrière elle, je la pousserai si besoin." En France, on est passé de 54 000 licenciées en 2011 à 170 000 en 2018. Le mouvement est lancé, dans le sillage d'une très belle équipe de France (les filles comme les hommes !). L'enjeu, pour la FFF, c'est maintenant d'assurer des capacités d'accueil, avec de nouveaux créneaux, voire de nouveaux clubs. 

Cédric, claquettes aux pieds et café en main, estime que Romane a des qualités intéressantes pour poursuivre dans le foot : "Elle n'a pas peur du contact, elle va mettre la tête. Le week-end dernier, elles ont gagné 4-0, elle a mis deux buts, alors qu'elle joue libéro." Romane, elle, est plus sceptique :

"Être pro, pourquoi pas, mais j'y pense pas, parce que j'ai pas le niveau !

- T'en sais rien...

- Ah si, j'en sais !"

Romane reprend alors la partie commencée avec un copain d'école. Sous le regard triste du panier de basket.


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