La vie à deux, contrainte amoureuse ?

1er mars 2022 à 13h50 - Modifié : 1er mars 2022 à 14h11 par Aurèle In the city

aurélie rigaud

La vie à deux, contrainte amoureuse ?

Vivre ensemble, à deux ou à plusieurs. Partager les coups de mou, les brusques changements d’humeur (hormonaux ou pas), la cuvette des toilettes et les restes du grand meuble blanc et froid de la cuisine. Epouser la vie de famille de l’autre, ses us et coutumes et ses emmerdes. Mutualiser les contraintes domestiques et constater l’absence totale de glamour en lessivant. Embrasser tous les jours de la semaine… Ensemble….

 

Dans ce qu’il est commun de nommer le quotidien, reste-t-il une place pour quelques moments improvisés non domestiques où l’inattendu aussi minime soit-il revêt l’apparence d’une véritable fête ? Le si désirable MMS (matin/midi/soir) trouve-t-il encore écho entre un rythme professionnel soutenu mais sommes toutes voulu ? Le calcul de l’aire d’un polyèdre et la conjugaison du verbe « aimer » au plus-que-parfait de l’indicatif ? Entre les astreintes logistiques d’une vie de femme active à la fois mère et working girl et celles intimement liées à ce qui revient inévitablement chaque jour ? 

 

La vie conjugale entrave-t-elle la spontanéité insouciante des débuts d’une love story ? Le 7/7 nuit-il au glam et aux papillons dans le ventre qui forgent les émotions du sentiment amoureux ? La vie à deux, contrainte amoureuse ?

 

Certains se référeront ici au proverbe oh combien sujet à débat : « Le mariage est comme une forteresse assiégée : ceux qui sont dehors veulent y entrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir ». Mariage, union, concubinage, pacsage (oui on parle davantage de P.A.C.S mais j’avais pas envie), appelez ça comme vous voulez, le résultat est le même ! Il s’agit bien de partager un toit, de la vaisselle (parfois celle d’un wedding précédent), les factures (au choix : plombier, chauffagiste, électricien), une couette (réversible comme la clim), le dernier rouleau de papier toilette triple épaisseur et à priori plus si affinités.

 

Vivre un quotidien nous coupe-t-il l’envie émoustillée des premiers regards, des premiers rencards et des premières sensations ?

 

Waouh !!! Ca fait beaucoup de questions comme dirait Monsieur Je ne sais pas. C’est pas faux… Tout comme il me semble juste ou honnête de reconnaitre que si la version du couple citée plus haut n’incite pas au désir, elle s’avère toutefois symptomatique voire totalement révélatrice d’un schéma assez banal de deux âmes.

 

Considéré ainsi et à ce stade de cette nouvelle histoire, rien mais alors rien de la maison rien (euh, elle n’est pas un peu dépassée cette expression… ?) ne fait rêver !

Mais entre deux communiqués de presse, 3 shootings et un peu de recul, ces usages habituels du quotidien n’auraient-ils pas finalement ce petit quelque chose de rassurant, d’apaisant, de serein, de confortable … ?

 

 

 

 

Si je ne suis pas fan de la vie courante inscrite dans la notion de couple love-love, il semble toutefois, à l’exception de grands moments où les portes claquent et le pétage de plomb verbal traduit une intense exaspération, que cette routine ne soit pas si désagréable… Avouons, pouvoir partager avec son + 1 ses bonnes comme ses mauvaises journées, ses doutes, ses angoisses, ses questionnements ou tout simplement un drink gomme tout sentiment de solitude. Mieux encore, quand le duo est une véritable équipe il fait front, enchaine les idées et se dévoile plus fort.  Ensemble, on fait équipe et je ne vous parle pas des p’tits moments câlins coquins volés entre un séminaire, deux salons professionnels, l’accumulation du courrier (je n’ouvre que très rarement ma boîte aux lettres), des journées de tournages, le calcul de l’aire du disque d’un cercle, les rendez-vous chez l’orthodontiste, pour la livraison des courses ou avec la voisine et les représentations RP.

 

5 840 jours et quelques centaines (je n’ose pas dire davantage, mes parents lisent ces chroniques) de coupettes après ma première soirée avec Monsieur Je ne sais pas dans un restaurant de la Place du Marché Gayot, je confesse volontiers la résistance d’extras dans l’ordinaire d’une vie partagée H24. Même si je ne me marre pas tous les jours, même si la marche régulière des automatismes habituels a tendance à vite me lasser, même si la tenue de combat d’un jour OFF s’invite dans ma garde-robe de temps en temps et qu’il est à priori admis qu’avec l’âge nos traits de caractères ne s’affinent pas vraiment, même si…, même si…

J’aime l’idée de rempiler pour quelques engueulades et points de vue divergents. Pour un insignifiant malentendu et une énième contrariété en constatant qu’une fois de plus le repas va être light (j’en peux plus de faire les courses !), une mise au point sur nos attentes respectives à l’occasion de nos noces de porcelaine (va falloir attendre encore un peu !) ou un excès émotionnel occasionnel…

 

La vie à deux, contrainte amoureuse ? Oui mais non… Bien au contraire !

 

crédit photo : Karine FABY


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