SR Colmar : "Que la maison verte soit imprenable"

4 novembre 2022 à 10h50 par Sébastien Ruffet

SR Colmar
Hermann-Dieter Kaba fait barrage contre St-Quentin
Crédit: @Facebook - SRC

La 9e journée de N2 se profile, et le SR Colmar ne va jouer que pour la 3e fois à domicile ! Un calendrier qui a compliqué le début de saison des Verts, et pour le président Marc Nagor, c'est le moment de se relancer.

Après huit journées - et sept matchs joués - le SR Colmar pointe à la 11e place du groupe B de Nationale 2. Deux victoires, deux nuls, trois défaites, rien de reluisant, mais rien de dramatique pour le promu qui prend encore ses marques. Ce match à domicile, ce samedi 5 novembre à 18h face à Besançon (15e), doit permettre de basculer du bon côté. Le président du club Marc Nagor se veut optimiste quant à la reconstruction du club et de l'équipe. 

Top Music : On peut dire que c'est un tournant dans la saison du SRC ?

Marc Nagor : Faut pas se louper ! On peut basculer d'un côté plus sympa par rapport au classement. Notre parcours est compliqué, avec cinq matchs à l'extérieur. C'est un championnat long, compliqué, mais à domicile, il faut prendre les points, pour continuer à stabiliser les résultats. Quand tu capitalises à domicile, tu te déplaces plus tranquillement. Samedi, match très, très important. 

Enfin le retour à la maison, donc, et les retrouvailles avec votre public... Raison de plus de ne "pas se louper" ! 

Tout à fait. On tourne à une moyenne de 600 à 800 spectateurs. On sent cet engouement, qu'il y a cette ferveur du samedi soir. Sur un mois, avoir qu'une rencontre à domicile, c'est compliqué aussi pour nos supporters. Là, on va enchaîner sur trois matchs à domicile. On va pouvoir satisfaire les supporters, et le plus important c'est de gagner pour que la maison verte soit imprenable

Lors de la première journée, il y a eu un carton (défaite 5-0), et depuis, l'équipe prend très peu de buts... Est-ce que ça a servi de déclic quant à l'exigence de ce championnat de Nationale 2 ? 

C'est un autre calibre la Nationale 2, on le voit au niveau des budgets, de l'organisation des clubs. On fréquente des clubs qui ont connu le niveau pro... On a un groupe qui a été peu modifié, c'était un choix du staff. On n'a pas voulu chercher des joueurs, on a voulu faire confiance à ce groupe en le consolidant avec des jeunes prometteurs. Il faut que nos cadres fassent encore plus parce que ce niveau est exigeant. On s'est renforcé au niveau offensif, s'il faut faire des retouches, on le fera, mais pour l'instant, on fait confiance à notre groupe, parce que ce championnat est encore long. Le staff s'est aussi renforcé avec notamment Cédric Deubel qui est venu de Haguenau. On voit bien que dans ce championnat personne ne se décroche. On a trois points d'avance sur le dernier, Boulogne, qui était annoncé comme un favori... 

Avec quelques journées de recul, quelles sont les ambitions du club ? Maintien ? Milieu de tableau ?

On l'avait annoncé : c'est le maintien. C'est la priorité. Il faut aussi donner du temps de jeu aux jeunes pour qu'ils acquièrent de l'expérience. Notre équipe réserve doit monter pour avoir un écart le moins important possible. On doit aussi faire confiance à une génération. L'objectif, depuis mon arrivée il y a trois ans, c'est d'aller en National. Mais il faut déjà le budget. On a plus de 200 partenaires privés, on a créé un club affaire qui s'appelle Sport Réseau Café. On se réunit une fois par mois un matin avec des politiques entre autres. On a développé ce sport business pour la fidélité de nos partenaires. Et le jour de match, petite nouveauté, on va proposer un Coach Entreprise : l'entreprise va avoir un débriefing avant le match fait par José Guerra par rapport à la composition, la tactique, l'adversaire, pendant un petit quart d'heure. On a stabilisé le budget, on a le soutien de la commune, des supporters. C'est encore une saison de transition par rapport à la N3. Les joueurs sont bien chez nous, le staff est bien chez nous, il n'y a pas de raison que ça se passe pas bien. On sait que pour s'en sortir, il faut gagner un match sur trois au niveau statistique. Donc on est dans l'obligation d'une victoire. 

Par rapport au passé récent du club, est-ce que vous diriez que vous avez réussi à reconstituer une identité forte autour du club ? 

Vous me posez la question à moi, je peux que vous répondre oui (rires) ! Forcément ! Je suis passionné, on fait tout pour que SR Colmar retrouve le lustre qu'il y avait à l'époque en National. Après, comme chaque aventure, sans valeur humaine, ça n'existe pas. On a de la chance d'avoir des gens autour de nous qui s'investissent bénévolement, parce qu'à ce niveau c'est aussi compliqué entre bénévoles et personnes qui commencent à être rémunérées... Mais aujourd'hui, l'identité SRC, tout est positif, mais le sportif reste la priorité, parce que c'est le résultat sur le terrain qui va valider tes choix. Ce qui me fait plaisir aussi, c'est notre rôle social. Nos valeurs au niveau investissement... On a créé une section handisport, et on a également un partenariat avec l'hôpital Pasteur. Il faut qu'on continue aussi à travailler dans la formation des jeunes. On a une école de foot qui se passe très bien. Bien sûr tout n'est pas parfait, à nous de fédérer autour de notre projet, mais c'est en bonne voie. 

Date

5 novembre 2022 à 18h00


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