Strasbourg : la cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat

16 décembre 2018 à 14h26 par Carole Campo

TOP MUSIC
La cérémonie s'est déroulée au pied du grand sapin / @Top Music

Ce dimanche 16 décembre, les Strasbourgeois se sont rassemblés sur la place Kléber pour se recueillir et rendre hommage aux victimes de l'attentat du 11 décembre. Une cérémonie organisée par plusieurs associations, et soutenue par la ville.

Chants, musiques, lectures, prises de parole... La cérémonie était organisée à 10h30 ce dimanche matin sur une place Kléber noire de monde, plus de mille personnes se sont rassemblées.

Le recueillement s'est ouvert sur les notes graves du violoncelle, jouées par un artiste alsacien. Roland Ries, le maire de Strasbourg, a ensuite pris la parole quelques instants, pour saluer le courage et le travail des forces de l'ordre et appeler à l'unité. Roland Ries transmet aux strasbourgeois les nombreux témoignages de soutien reçus de par le monde suite à l'événement du 11 décembre.  

Un groupe de gospel monte sur la scène pour interpréter une chanson aux tonalités joyeuses, comme pour redonner le sourire et espoir à la foule venue se recueillir. Les têtes commencent à bouger, des sourires se laissent entrevoir.

S'en suivent des lectures : le poème d'un auteur franco-algérien, les paroles de la chanson de Jacques Higelin, "La croisade des enfants". Une fillette monte sur scène, elle prend la parole en faveur de la liberté, de la paix, de l'amour, de l'éducation.

Autres temps forts de cette cérémonie, la reprise de Imagine de John Lennon, puis de Brel, Quand on n'a que l'amour.

Vers la fin de la cérémonie, un moment mystique, comme suspendu dans le temps. Un artiste arménien est venu jouer un morceau de "duduk", instrument traditionnel. C'est un morceau qu'il a composé à la suite des événement, en hommage aux victimes et à leurs familles.

Le recueillement se ferme sur une minute de bruit, car le silence a trop pesé sur Strasbourg ces derniers jours. Les applaudissements retentissent sur la place Kléber, suivis d'une Marseillaise spontanée