Nouveau procès des faucheurs de vignes OGM de Colmar

27 mars 2019 à 7h00 par Céline Rinckel

TOP MUSIC
Le vignoble en Alsace, à Pfaffenheim / @Top Music

Retour devant la Justice pour les faucheurs volontaires de vignes à l’INRA de Colmar en 2010. Le procès se tiendra ce mercredi (27 mars) devant la Cour d’appel de Nancy.

Jean-Pierre Frick, l’un des faucheurs, vigneron à Pfaffenheim, nous rappelle les faits :

Le 15 août 2010, nous étions 60 personnes, de toute la France, de tous âges (entre 18 et 76 ans à l’époque), de toutes professions, et donc ce 15 août 2010, où il pleuvait des cordes, les 70 pieds de vignes OGM nous les avons neutralisés parce qu’en fait il nous semblait que c’était illégal, et en plus c’est illégitime parce que c’était un essai en plein champ.

Le comité de soutien des faucheurs de Colmar précise les poursuites : "Les 19 et 20 mars 2014 à Colmar eu lieu le procès en Appel "pour une vigne sans OGM". Verdict de la cour d’appel : relaxe pour les 60 faucheurs. Cette décision ne satisfait pas le Ministère public, l’avocat général engage un pourvoi en cassation et le 5 mai 2015, la cour de Cassation revient sur la relaxe et renvoie l’affaire à la Cour d’Appel de Nancy pour ce procès  du 27 mars 2019".

Rien n'a changé en dix ans

Pour Jean-Pierre Frick, ce nouveau procès sera l’occasion de reparler des vignes sans OGM car, en dix ans, rien n’a changé selon lui. Il y a même désormais un problème supplémentaire : les organismes issus de la mutagénèse. 

Nous sommes finalement contents qu’il y ait ce deuxième appel parce que ça permet de reparler de ce grave problème. Les Français et les Européens sont très majoritairement contre les OGM, mais aujourd’hui il y a ce qu’on appelle la mutagenèse qui sont des OGM déguisés, qui de ce fait ne subissent pas les mêmes contrôles que ce que nous appelions il y a 10 ans les OGM.

Le comité de soutien des faucheurs de Colmar manifestera ce mercredi à Nancy.