Prévenir des actes de cybermalveillance au collège

Publié le 11/10/2019 à 10:42 - Mise à jour le 11/10/2019 à 16:19

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Prévenir des actes de cybermalveillance au collège Alexy Schor de e-Enfance explique aux jeunes les dangers du cyberharcèlement / @Top Music

La police judiciaire et l'association e-Enfance ont rencontré deux classes de 4ème ce jeudi 10 octobre au collège Jules Hoffmann de Strasbourg, à l'occasion des Rencontres de la sécurité. Ils ont échangé avec les jeunes sur des sujets comme la pédophilie, la discrimination et le piratage de données sur Internet. 

La rencontre a duré pratiquement deux heures. Elle avait pour but d'expliquer aux 35 élèves de 4ème présents les dangers des réseaux sociaux et comment se comporter face à un cas de harcèlement.

Lucie Pitiot, directrice de cabinet adjointe et référente pour le harcèlement au rectorat, explique comment cela fonctionne lorsqu'un enfant vient se plaindre d'un cas de harcèlement auprès d'un adulte de son établissement scolaire.

Dans un établissement, la première chose qu'on dit c'est qu'on croit la personne. La deuxième chose c'est de prendre des précautions en faisant des copies d'écran, de nous les confier pour qu'on puisse aider au signalement sur la plateforme elle-même car les responsables de la plateforme peuvent couper l'activité d'un compte qui a du contenu délictueux. Ensuite, l'établissement va signaler les faits à sa hiérarchie pour transmettre à la justice. L'établissement va encourager la famille à porter plainte, mais si elle ne veut pas, nous nous substituons à porter plainte en envoyant l'information au parquet. Dans 100% des cas, les plaintes sont ensuite envoyées à la police pour enquête.

88 signalements de cyberharcèlement ont été recensés sur l'année scolaire 2018-2019 par le Rectorat de l'académie de Strasbourg contre 22 en 2016-2017. Un chiffre qui ne cesse de croître puisque rien que pour le mois de septembre 2019, une quinzaine de cas ont été dénombrés. Le besoin de prévenir les jeunes est donc primordial pour Lucie Pitot qui explique que l'un des cas les plus courants de cyberharcèlement est le sexting non consenti. 

C'est le fait de s'envoyer des photos légèrement ou carrément dénudées entre jeunes a priori consentants dans un premier temps. Mais le problème c'est l'usage qui peut être fait de ces photos par un tiers qui va être malveillant.  

Les collègiens étaient très à l'écoute et ils ont pu se rendre compte de l'importance et du pouvoir des réseaux sociaux sur leur vie. Ils racontent ce qu'ils ont retenu de cet après-midi de prévention. 

J'ai trouvé que c'était bien et ludique, j'ai appris plein de choses.

J'avais pas pensé à certaines choses qu'ils ont dit au niveau du harcèlement et de la recherche des fichiers.

Cette rencontre nous a appris qu'il fallait parler à des adultes s'il se passait quelque chose, et qu'il ne faut pas se taire.

Je me suis déjà senti harcelé. Ils m'ont demandé pourquoi j'étais noir, pourquoi j'étais là. J'en ai parlé avec mes parents qui ont échangé avec les professeurs et ensuite, tout ça s'est arrêté. 

Pour parler de leur problème, les jeunes peuvent se confier à l'association e-Enfance qui s'occupe d'aider les jeunes qui subissent du cyberharcèlement. Alexy Schor, tuteur de e-Enfance explique l'importance de la sensibilisation auprès des jeunes. 

Nous, on va dans les écoles faire de la sensibilisation de la primaire au lycée, pour l'utilisation de tout ce qui touche au numérique. Et nous allons aussi voir les parents pour mieux comprendre pour mieux accompagner. Après le travail se fera surtout en interne à la maison.

Pour toutes informations complémentaires sur le rôle de e-Enfance, vous pouvez vous rendre sur le site en suivant ce lien. Vous pouvez aussi joindre la plateforme téléphonique Net Ecoute en appelant le numéro vert 0 800 200 000. 

La suite des Rencontres de la sécurité se sera ce samedi 12 octobre au Cora de Mundolsheim de 9h à 19h. Les forces de l'ordre ainsi que les pompiers et les gendarmes seront présents pour proposer des animations auprès du public. 

 


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